Entre avant-premières, inédits et reprises, nous vous proposons une semaine thématique pour célébrer la vitalité du cinéma espagnol, notamment celle de ses réalisatrices.
Six films sont à découvrir du 11 au 17 mars. Tarifs habituels.
Notez notamment – vendredi 13 mars – la soirée Películas y tapas avec formules possibles 1 ou 2 films + une pause tapas entre les deux.
• ROMERÍA de Carla Simón | Espagne, Allemagne | 2026 | 1h55 | VOSTF | Tout public avec avertissement
• SORDA de Eva Libertad | Espagne | 2026 | 1h39 | VOSTF
• LA RECONQUISTA de Jonás Trueba | Espagne | 2016 | 1h58 | VOSTF
• RUE MÁLAGA de Maryam Touzani | France, Espagne, Maroc, Allemagne, Belgique | 2025 | 1h56 | VOSTF
• LES DIMANCHES de Alauda Ruiz de Azúa | Espagne | 2026 | 1h58 | VOSTF
• LOS TIGRES de Alberto Rodriguez | Espagne | 2026 | 1h49 | VOSTF
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ROMERÍA
Directement propulsée en compétition pour sa première sélection cannoise, la catalane Carla Simón ouvre, après Été 93, un nouveau chapitre autobiographique, aussi juste dans l’intime que le sociétal.
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connaît pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…
« C’est à Vigo, un des épicentres de la movida post-franquiste des années 1980, que l’héroïne puis le SIDA ont emporté les parents de Marina. Elle y est en pèlerinage et déroule le fil de son enquête sur leur jeunesse et les secrets de son histoire familiale. Solaire et sensuel, le film accompagne un deuil éternel, une mémoire en train de s’écrire, un travail autobiographique. Le cinéma lève le voile et devient le lieu d’une réparation : individuelle, dans le geste d’écriture de soi et des siens ; collective, dans l’hommage aux disparus. » Marianne Fernandez, Groupe Inédits de l’AFCAE
En avant-première
> dimanche 15 mars à 18h25 (en VOSTF)
SORDA
Inspirée de la vie de sa propre sœur — qui joue le rôle principal — Eva Libertad signe avec Sorda, un film puissant et bouleversant sur la maternité, l’amour et la résilience. Récompensé par 3 Goyas.
Angela est sourde, Hector est entendant. Ils forment un couple épanoui et heureux malgré leur différence. Mais la naissance de leur premier enfant inquiète Angela : saura-t-elle créer un lien avec sa fille ? Comment apprendre à devenir mère dans un monde qui oublie si souvent d’inclure ceux qui n’entendent pas ?
« Sorda transcende son sujet spécifique pour toucher à l’universel : la transmission, le lien mère-fille, la peur de ne pas être à la hauteur. (…) Le film déborde d’empathie, de joie et d’humanité, célébrant la beauté d’un amour qui persiste malgré les obstacles. Une manière pour la réalisatrice de sensibiliser les consciences à ces réalités trop souvent invisibilisées et un récit précieux, singulier et tendre, qui célèbre la diversité humaine. » Le bleu du miroir
En avant-première
> vendredi 13 mars à 18h30 (en VOSTF)
LA RECONQUISTA
Tourné en 2016 et inédit en France, le quatrième long-métrage de Jonás Trueba – découvert ici avec Eva en août – marquait sa rencontre avec son actrice-fétiche, l’éblouissante Itsaso Arano. Ludique et mélancolique.
Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis.
« Ce film est un enchantement. » Télérama
« Chef-d’œuvre. Pur joyau. » Le Monde
« Retrouver son premier amour n’a jamais été si doux. » L’Obs
Trois séances du 13 au 16 mars (en VOSTF)
RUE MÁLAGA
Prix du public à la Mostra de Venise, ce délicieux feel-good movie nous rappelle le talent intact de l’ex-égérie de Pedro Almodóvar : étincelante Carmen Maura.
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
« Un délice de finesse, d’humour et d’émotion. » Les Échos
Quatre séances du 11 au 16 mars (en VOSTF)
LOS TIGRES
Le réalisateur de La isla mínima signe un nouveau thriller très original dans un univers méconnu, porté par un duo de comédiens de haut vol : Antonio de la Torre et Bárbara Lennie.
Frère et sœur, Antonio et Estrella travaillent depuis toujours comme scaphandriers dans un port espagnol sur les navires marchands de passage. En découvrant une cargaison de drogue dissimulée sous un cargo qui stationne au port toutes les trois semaines, Antonio pense avoir trouvé la solution pour résoudre ses soucis financiers : voler une partie de la marchandise et la revendre.
« Un thriller aquatique où deux âmes en peine naviguent habilement entre récifs familiaux et magnificence des fonds sous-marins. »
aVoir-aLire.com
Deux séances du 12 au 16 mars (en VOSTF)
LES DIMANCHES
Grand vainqueur des Goyas 2026 (avec six récompenses, devant Sirat) dont Meilleur film, Les dimanches bouleverse le cinéma espagnol et interroge croyants et non-croyants. Troublant et subtil.
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. À la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond…
« Époustouflante, cette coproduction française remarquablement écrite et mise en scène, Les dimanches, qui ne prend jamais parti pour Ainara ou Maité et laisse le spectateur se forger sa propre opinion, s’immisce tout en douceur dans le quotidien des deux héroïnes pour mieux nous confronter à leurs approches de la question qui les divise. » Le Parisien
Trois séances du 11 au 15 mars (en VOSTF)





